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Mardi 7 février 2006

Dead To Rights est une série malchanceuse. Poussée par Namco qui espère se faire quelques yens supplémentaires en la présentant comme un mix entre Max Payne et... Max Payne, la saga n'a jamais eu les moyens de ses ambitions, sûrement à cause d'une absence de popularité digne de ce nom. Malgré tout, après un second épisode en dents de scie, voici un nouveau volet à destination de la PSP. Comme de coutume, on y retrouve messire Jack accompagné de son toutou Shadow, toujours prompt à redresser les babines pour croquer un malfrat bien dodu.

Avant de débuter ce test, une petite précision s'impose. Bien que Dead To Rights Reckoning soit exclusif à la PSP, il ne faut surtout pas voir en ce jeu un épisode original qui s'émancipe suffisamment pour faire oublier les deux premiers opus sortis sur consoles. Pour clarifier la situation, on dira que le jeu reprend 90% des décors de Dead To Rights II (sans même un petit remerciement à WideScreen Games, sympa...) tout en s'appuyant sur un scénario inédit et bourré de poncifs, la marque de fabrique de ce jeu d'action. Ainsi, l'aventure commence alors que Jack Slate (flic intègre au service de la ville de Grant City) vient de recevoir une lettre anonyme l'invitant à se rendre dans un bar lugubre. S'il ne répond pas à cette mystérieuse requête, une jeune fille perdra la vie. Voilà, voilà, voilà, et si on parlait du jeu ? Oui, je crois que c'est une bonne idée. Comme annoncé plus haut, Dead To Rights est un jeu d'action dans la droite lignée de Max Payne. On avance, on tire (le plus souvent au ralenti), on avance à nouveau et on assiste à quelques scènes cinématiques qui essaient tant bien que mal de relayer des bribes de scénario. Malheureusement, le jeu n'a pas vraiment la classe du hit de Remedy et si on a bien droit à quelques ajouts de gameplay, ce n'est pas vraiment suffisant pour se poser comme une alternative valable aux frasques désoeuvrées de Max. Est-ce à dire que Dead To Rights Reckoning n'a aucun intérêt ? Oui et non.
Hormis ce souci de lock, la jouabilité reste assez bonne dans l'ensemble. On aurait aimé quelques armes supplémentaires (le jeu en comptant seulement 8 parmi lesquelles un pistolet mitrailleur, un fusil d'assaut, un revolver ou un fusil à canon scié) mais Shadow apporte une certaine originalité, même s'il faudra attendre un petit moment avant de "réutiliser" votre compagnon à quatre pattes. Dommage en revanche que l'IA des ennemis soit aussi mauvaise. En effet, on a bien du mal à ne pas sourire devant ces chenapans ne bougeant pas d'un iota, ne nous tirant pas dessus ou au contraire nous chargeant comme des malades sans éviter nos tirs. Malgré tout, les plongeons sphériques au ralenti sont bien rendus et permettent de toucher davantage d'ennemis, tout en vous octroyant des points supplémentaires qui ne servent qu'à gonfler votre score. Dans tout ça, le mode Histoire se termine un peu trop rapidement mais on remerciera tout de même les développeurs qui ont revu la difficulté à la baisse depuis Dead To Rights II. En outre, si vous jouez en Normal ou Difficile, vous pourrez débloquer des bonus (arènes, costumes, personnages) à chaque fin de mission qui vous serviront dans les modes Multijoueurs. Ceux-ci proposent deux challenges (Match à mort et Dernier Debout) qui peuvent se jouer de 1 à 4. Voilà à peu près tout ce qu'il y a à dire sur ce titre qui n'apporte quasiment rien à la saga. Hormis la réalisation technique qui est de bonne facture, le scénario lénifiant, la repompe des décors de Dead To Rights II et les soucis de caméra, d'IA et de lock nous font dire que cette franchise n'est pas prête à s'imposer sur un support où on attend d'ores et déjà un certain Syphon Filter.
Par adam - Publié dans : Les Tests
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